« Entre mes mains le bonheur se faufile » de Agnès Martin-Lugand – Toujours bercée

Ah… Ma chère Mme Martin-Lugand. Votre plume est toujours un plaisir de douceur et de fluidité. Je ne saurais assez vous décrire, à vous chers lecteurs, l’effet que me procurent les lectures de cette auteure.

"Entre mes mains le bonheur se faufile" de Agnès Martin-LugandDepuis que je l’ai découverte dans « Les gens heureux lisent et boivent du café », elle est entrée dans le Top 5 de mes auteurs préférés. Cependant, l’histoire que l’on suit dans « Entre mes mains, le bonheur se faufile » est catégoriquement différente de celle de son prédécesseur.

Nous allons faire la rencontre d’Iris, femme active embourbée dans un mariage sans passion, routinier, et dans un métier de banquière dans lequel elle ne s’épanouit pas. Sa passion : la couture. Naturellement dotée d’un doigté hors pair, elle a toujours rêvé d’en faire sa vie. Et le soir où elle découvre que ses parents lui ont caché son admission dans une grande école de couture lorsqu’elle était jeune, elle décide de quitter son travail et de se rendre à Paris pour un stage de haute couture, où elle rencontrera Marthe, ancienne mannequin et grande dame de la haute, qui la prendra sous son aile. Percera-t-elle ? S’épanouira-t-elle ? Rêve ou désillusion, on ne sait pas.

On l’admet, l’histoire reste simple. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais après le coup de cœur que j’avais eu sur ma première lecture de cette écrivaine, j’ai acheté une autre des ses œuvres à l’aveugle, confiante quant à son style. Nous avons tous déjà acheté un livre pour son auteur et non son histoire.

Cependant, selon moi, ce n’est pas le livre idéal pour découvrir Agnès Martin-Lugand. Le livre est bien, d’une facilité de lecture déconcertante, un page turner pour lequel on ne réfléchit pas, et on suit avec plaisir l’évolution de Iris dans la haute société parisienne, dans ce monde de strass, de paillettes et de paraître qu’est celui de la haute couture. Cependant, je n’ai pas eu l’impression que les capacités de narration de l’auteure étaient  pleinement exploitées ici.

Dans « Les gens heureux lisent et boivent du café », elle m’avait emportée dans son hymne à l’espoir, elle m’avait fait un bien fou, comme une bouffée d’oxygène après de longues minutes d’apnée, ou un verre d’eau fraîche après une promenade brûlante. Ici, je n’ai pas eu la même révélation.

Iris va ainsi faire la connaissance de Marthe, une dame du grand monde, propriétaire de l’atelier de couture dans lequel elle évolue. Une relation fusionnelle, presque maternelle va s’installer entre elles. Et évidemment, avec toute histoire légère, nous allons avoir droit à notre romance. Iris va s’enticher du fils adoptif de Marthe, Gabriel, homme d’affaire plus que séduisant et coureur de jupons  qui jette son dévolu sur Iris, par simple divertissement, au grand dam de sa mère qui semble vouloir garder jalousement la jeune fille pour elle seule. Car oui, Marthe semble nourrir pour Iris un intérêt… grandissant, voire malsain. C’est l’élément le plus intéressant du livre. La personnalité complexe et illogique de Marthe et les secrets de famille qu’elle et Gabriel semblent dissimuler mènent la danse.

Personnellement, Marthe m’a terrifiée, de pas son charisme, sa beauté, son pouvoir de dissuasion, l’emprise qu’elle a sur Iris. Et dans les dernières pages, nous comprenons tout. Les secrets de famille sont enfin dévoilés, les masques tombent… Et Marthe nous apparaît comme qui elle est vraiment, peut-être même encore plus effrayante.

Le petit reproche que je pourrais faire à cette lecture est le manque de chapitres dédiés à la couture d’Iris, à ses clientes, à son gain de notoriété. Le livre se concentre davantage sur les nouveaux sentiments qui viennent chambouler sa vie, sur l’évolution de son mariage, et non sur l’exploitation de son don qui est pourtant décrit comme extraordinaire. Moi qui suis une fan de l’ascension concrète des personnages dans leur vie, leur métier, leurs hobbies, j’ai eu un petit manque de ce côté là.

Si vous connaissez Agnès Martin-Lugand, et que vous aimez sa plume, vous retrouverez dans cette oeuvre tous les éléments qui vous feront aimer votre lecture. En revanche, si ce n’est pas le cas, je vous recommande de commencer sa bibliographie par « Les gens heureux lisent et boivent du café ».

Connaissez-vous cette auteure ? Aimez-vous ses œuvres ou aimeriez-vous les découvrir ?

Lien Livraddict – Ma note : 16/20

Lien SensCritique

Publicités

3 réflexions sur “« Entre mes mains le bonheur se faufile » de Agnès Martin-Lugand – Toujours bercée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s