« Le Cycle d’Ekysse T1 – La Cité des Abysses » de Ariane Bricard –

Je vous parle pas mal de cette maison d’éditions que j’affectionne tout particulièrement : Le Héron d’Argent. J’ai pris mon courage à deux mains et ai décidé de leur demander un partenariat. Ils m’ont proposé un service presse sur leur dernière sortie : « Le Cycle d’Ekysse T1 – La Cité des Abysses » de Ariane Bricard.

Entre l’écume et les abysses reposent les morts d’Ékysse.

L’histoire se déroule sur la planète Thétys, un monde aquatique en cours de colonisation par les humains.

Huit ans plus tôt, Istalle a échappé de justesse à la mort durant la Catastrophe qui détruisit Ékysse, une ville sous-marine des profondeurs. Adulte, elle revient sur les lieux pour défendre la mémoire de son père,accusé de l’anéantissement de la cité.

C’est alors qu’elle découvre d’étranges créatures qui hantent les ruines englouties par l’océan : les dauphins d’Ékysse

 

Mon avis

Je suis batophobe,  cela signifie que j’ai une peur bleue (vive l’humour) des profondeurs, des abysses, et en règle général de tout ce qui est immergé. Et plus précisément, je suis submechanophobe, je suis phobique des objets construits par l’homme situés sous la mer. Epaves d’avion, le Titanic, sous-marins, ces simples images me tétanisent.

Submechanophobia

Mais il y autre chose : cette peur me fascine. C’est curieux n’est-ce pas ? Je trouve qu’il n’y a rien de plus passionnant que les mythes et légendes qui tournent autour des monstres marins, de l’Atlantide, des potentielles villes sous-marines. Alors je voulais voir ce que ce livre avait à m’offrir. Outre la sublime couverture, j’en attendais beaucoup, mais le plaisir de lecture n’était pas au rendez-vous.

L’intrigue a pourtant tellement à offrir ! Ekysse, une ville futuriste construite sous la mer sur une autre planète. Son dôme protecteur qui disparaît mystérieusement.  Ces étranges dauphins qui hantent les eaux d’Imnel, l’océan de Thétys.

Istalle et sa mère ont échappé de peu à la noyade. Mais voilà, le responsable de la Catastrophe serait… son père,  Orhi. Elle ne peut pas se résoudre à cette explication, Orhi n’aurait jamais fait une chose pareille. A l’âge de vingt ans, alors que sa mère a totalement perdu la raison, elle décide de revenir sur Thétys pour tirer cette affaire au clair.

Je voudrais vous vendre ce livre, vous citer tous ses atouts, vous donner envie de le lire, mais pour une des premières fois depuis le début de ce blog, je ne sais pas quoi vous écrire pour mettre cette lecture en avant. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas tant ennuyée. L’auteure met des pages et des pages à faire avancer l’enquête d’Istalle. Elle semble avoir une étrange connexion avec les mystérieux dauphins d’Ekysse, ces animaux dont on ne connaît presque rien et dotés d’une intelligence extrêmement développée.  Ils semblent vouloir communiquer quelque chose à Istalle, des informations concernant la Catastrophe. Istalle pensent qu’ils détiennent la vérité, mais chaque dialogue établi avec eux est une torture, une épreuve psychologique dont elle met plusieurs jours à se remettre.

Cette saga est composée de plusieurs tomes, qui semblent tous tourner autour de cette ville, Ekysse. On peut donc s’attendre à ce que la vérité ne soit pas révélée dès ce premier volume. Le mystère reste entier, on ne sait pas ce qu’il s’est passé, et comme je vous l’ai dit, l’intrigue aurait pu offrir beaucoup, mais je n’ai pas du tout aimé son traitement, beaucoup trop lent à mon goût. Il n’est pas impossible que vous soyez captivé par cette histoire, ce que je vous souhaite sincèrement, mais pour ma part, je suis passée à côté.

On comprend que la base du dôme est en train de disparaître. L’eau qui coule comme un ruisseau devient torrent. On pense à remonter, à passer par le haut… mais c’est trop tard ! Trop tard ! Les gens courent, les portes sont bloquées à cause du nombre de fuyards, les ascenseurs ne suffisent pas, les escaliers sont pleins ! Tout le monde fuit et piétine. Quelques-uns restent dans la rue car ils savent qu’ils n’auront de toute façon aucune chance… L’eau monte à une vitesse affolante, elle dépasse déjà les trois mètres quand le dôme montre des signes d’insuffisance : l’air ne peut plus rester. […] La ville est engloutie par les courants, les gens qui rentent dans la immeubles meurent très vite, assommés et noyés. Certains agonisent dans des poches d’air, d’autres se suicident… […]

J’ai vu les gens qui couraient dans les rues périr noyés comme des rats, ceux qui étaient dans les tours sauter dans le vide pour abréger leurs souffrances ! […] Et là, quand le dôme a disparu, j’ai entendu un cri atroce qui venait de tous ceux qui étaient encore vivants. Ensuite le silence. tout l’air d’Ekysse est remonté à la surface.

Le Héron d’Argent reste malgré tout une maison d’éditions très prometteuse, que je continuerai de surveiller de très près. N’hésitez pas à jeter un œil aux deux critiques que j’ai déjà faites sur leurs ouvrages : « Arthamios » et « La Croisade des Carpates », et à découvrir leur site et leurs autres publications !

Ma note : 11/20

 

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2 réflexions sur “« Le Cycle d’Ekysse T1 – La Cité des Abysses » de Ariane Bricard –

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