« Aeternia T1 – La Marche du Prophète » de Gabriel Katz – Une oeuvre originale, mais…

Eh oui, je n’ai pas totalement pris part à l’engouement général autour de la saga « Aeternia » de Gabriel Katz. Attention, je n’ai pas dit que je n’avais pas aimé, mais je suis restée… perplexe.

"Aeternia" de Gabriel KatzLeth Marek est un champion d’arènes, plus précisément le champion de Morgoth. Il a acquis une renommée indétrônable et, après son dernier combat, il décide de déménager à Kyrenia pour mener une fin de vie paisible avec ses deux fils, qu’il connaît à peine.

Mais, une fois arrivé à Kyrenia, l’horreur le frappe. Une guerre de religions se prépare entre le culte de la Grande Déesse et les Adorateurs d’Ochin. Leth Marek n’en a cure, mais alors qu’il intervient lors d’une querelle entre partisans des deux religions, il sait qu’il est allé trop loin et qu’il a pris part à un conflit qui le dépasse.

Frappé par un drame, il décide de se venger… Mais vers quel camp se tourner ?

 

Mon avis

Ma lecture a plutôt bien démarré, je l’admets. J’étais très heureuse de pouvoir enfin commencer ma lecture de ce premier tome d’Aeternia : La Marche du Prophète.

Leth Marek est un personnage très attachant à qui j’ai tout de suite apposé le physique de Russel Crowe dans Gladiator. Car oui, je ne me suis pas du tout imaginé un cadre médiéval, mais plutôt une Rome antique imaginaire.

Bref, à la fin de sa carrière, Leth Marek se voit remettre la garde de ses deux fils qu’il ne connaît pas, et décide de déménager à Kyrenia, grande ville cultivée, riche, calme où il sait que l’éducation de ses enfants sera la meilleure possible. Mais une fois arrivé dans la région kyrénienne, Leth Marek découvre une guerre épouvantable qui se prépare : le Culte de la Grande Déesse, déjà bien implanté dans la région, opposé aux adorateurs d’Ochin, le dieu fœtus, qui commencent à répandre une parole qui séduit de plus en plus la population. Leur dogme : Ochin vous aime, vous êtes tous égaux devant le dieu foetus, et lorsqu’il posera le doigt sur votre front, vous connaîtrez l’illumination.

Les grands prêtres de la Déesse, corrompus, vivant dans l’opulence et tenant Kyrénia dans le creux de leur main se sentent menacés et ne voient pas du tout ce nouveau culte d’un bon œil. Il faut les éradiquer.

Tandis que Leth Marek sauve une prêtresse d’Ochin d’une noyade par les Rédempteurs, des fanatiques de la Déesse, il se voit plonger dans cette guerre qui pourtant ne le concerne pas. Ses enfants et ses serviteurs sont alors massacrés, le laissant seul survivant. Désabusé, bouillant de rage et animé d’un désir ardent de vengeance, il met sa hache au service d’Ochin, décidé à tuer chaque Rédempteur jusqu’au dernier.

Un jeu de pouvoir se met en place entre les deux cultes, tandis qu’un nuage s’étend sur la ville, celui de l’ouverture d’une porte vers la cité des démons, Aeternia.

Je ne nie pas que l’intrigue regorge d’originalité, bien au contraire. Cet affrontement de deux religions est une chose que je n’avais encore jamais vu dans un roman, et cela m’a beaucoup plus. On tend même à se demander vers qui, de la Déesse ou d’Ochin, se tourneraient nos propres prières.

C’est le traitement de l’histoire qui m’a posé souci, je l’ai trouvé bien trop lent. Gabriel Katz met en place un cadre sanglant, violent où la morale des protagonistes frôle parfois celle des personnages de Game of Thrones (c’est dire !). On peut s’attendre à beaucoup de rebondissements, d’assassinats, de batailles. L’auteur prend son temps pour mettre en place l’ambiance, le conflit.

Malgré cette déception, il est fort probable que je me laisse tenter par le second tome, « L’envers du monde », à cause du cliffhanger de fin. On ne s’y attend pas du tout, et on se trompe complètement sur les bonnes intentions de certains, et les mauvaises d’autres.

De plus, chaque personnage apporte son lot de couleurs au récit, surtout Desmeon, bras droit et ami de Leth Marek, dont l’humour et le charme donnent un vrai caractère à l’histoire. Nessirya, Varian, le Prophète, l’intendant d’Ochin, les grands prêtres, tout est très bien imaginé, décrit, et je veux les voir évoluer dans cette guerre qui semble bien disposée à être explosive. Quel dieu est le vrai ? Qui est vraiment fidèle à son culte ? Aeternia représente-t-elle une réelle menace ?

Ma note Livraddict : 15/20

Ma note Babelio : 4/5

 

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3 réflexions sur “« Aeternia T1 – La Marche du Prophète » de Gabriel Katz – Une oeuvre originale, mais…

  1. je viens de lire « les pierres vives » Anne Guglielmetti » Actes sud, j’ai beaucoup aimé! belle écriture, des phrases longues proustiennes… un très bon roman initiatique…

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