Book Haul du mois de juillet – littérature asiatique et récits de voyage

Depuis le mois de mars, j’avais un objectif : découvrir la littérature asiatique, ou plus précisément les éditions Picquier. Je dédie cet article à mon amie bloggeuse Alice Pumpkinbean, qui m’a fait découvrir cette maison d’éditions au Salon du Livre de cette année.

Mais il y a aussi du récit de voyage et une relique des ma wishlist que j’avais complètement oubliée.

Littérature asiatique, éditions Picquier
Toyko Electrique

Tokyo électriqueCinq écrivains japonais de premier plan nous livrent leur vision de Tôkyô. Des visions de l’intérieur, où chacun s’approprie le paysage d’une cité aux multiples visages, des dancings de Shinjuku à la douceur des quartiers gagnés sur la mer de la ville basse. La prostituée philippine, la ménagère au poste de police, la femme qui disparaît après avoir brillé dans le cœur des habitués d’un bar comme la brusque flamme d’une allumette, l’homme qui s’est installé une tente au sommet d’une tour et découvre soudain de là-haut les étoiles. Autant d’éclats d’histoires qui, de nuit comme de jour, illuminent la ville de Tôkyô et en dessinent la géographie sentimentale.

 

« La Tombe des Lucioles » de Nosaka Akiyuki

"La tombe des lucioles" de Nosaka AkiyukiAvant de devenir le célèbre dessin animé de Takahata Isao, La Tombe des Lucioles est une oeuvre poignante de l’écrivain Nosaka Akiyuki. L’histoire d’un frère et d’une soeur qui s’aiment et vagabondent dans l’enfer des incendies tandis que la guerre fait rage ; une histoire qui est celle que Nosaka vécut lui-même, âgé de quatorze ans en juin 1945.

Mais Nosaka, c’est aussi un style inimitable, une écriture luxuriante que l’ont reconnaît d’abord à son brassage de toutes sortes de voix et de langues. Une prose étonnante, ample, longue, qui réussit à concentrer en une seule phrases des couleurs, odeurs et dialogues, secouée de mots d’argot, d’expressions crues, d’images quasi insoutenables qui trouvent ici une beauté poétique et nouvelle.

 

« 20 ans avec mon chat » de Inaba Mayumi

"20 ans avec mon chat" de Inaba MayumiJe vous ai déjà dit que j’aimais les chats ?

Tout a commencé avec la rencontre d’un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d’un jardin. Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s’introduire dans la vie de cette habitante de Tokyo (qui ressemble beaucoup à l’auteur) pour très longtemps. Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l’odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner chacune des transformations de sa vie. Car ce roman étoilé de poèmes est aussi celui d’une femme traversée par la soif d’écrire, qui tous les soirs égrenait sur le papier des choses qui apparaissaient, ou disparaissaient, les yeux posés sur Mî blottie à ses côtés. La malicieuse chatte va se transformer, avec la vieillesse, en une belle endormie, et sa maîtresse, presque sans s’en apercevoir, va devenir écrivain.

 

« Vie et passion d’un gastronome chinois » de Lu Wenfu

"Vie et passion d'un gastronome" chinois de LU WenfuLa journée commence bien. Invité à partager le petit déjeuner de Zhu Ziye, laissez-vous réchauffer par un bol de nouilles al dente, avec des crevettes sautées en accompagnement. Que diriez-vous d’un plat de rouleaux de poisson aux œufs de crevettes, à moins que vous ne préfériez une assiette d’oie braisée au marc de vin. Et si vous goûtiez plutôt ces tendres cœurs de légumes aux miettes de crabe ou ce jarret de porc confit au sucre glacé et ambré ?
Ce sont quarante années de vie chinoise autour de la table qui sont évoquées ici, témoignant de la survie des traditions culinaires envers et contre toutes les turbulences des dernières décennies en Chine.

 

Récits de voyage

« Nouilles Froides à Pyongyang » de Jean-Luc Coatalem – Editions Le Livre de Poche

"Nouilles froides à Pyongyang" de Jean-Luc CoatalemNul n’entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d’une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim. Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l’endroit autant que l’envers de ce pays clos mais fissuré.
Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomaté américain affirmait récemment que l’on en savait moins sur lui que sur… nos galaxies lointaines.

Je vous l’avais dit à travers ma chronique sur « Je voulais juste vivre » de Yeonmi Park, la Corée du Nord me fascine de par son absurdité, son paraître, son hypocrisie.

 

« Wild » de Cheryl Strayed – Editions 10/18

"Wild" de Cheryl StrayedLorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le « Chemin des crêtes du Pacifique ». Lancée au coeur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.

Je ne pars pas à l’étranger cette année, j’ai besoin d’étendues sauvages…

 

La relique de la wishlist
« Ici, ça va » de Thomas Vinau – Editions 10/18

"Ici, ça va" de Thomas VinauPour échapper à un quotidien stressant, un couple trouve refuge au milieu des herbes folles, dans les ruines d’une maison familiale. Lui reconstruit, elle jardine. Et tandis que les blessures du passé surgissent entre les fissures des pierres, chacun se reconquiert, redécouvrant le goût de la vie et le chemin lumineux qui conduit à l’autre.

Je raffole des livres traitant de retour aux sources, au naturel, et celui-ci n’est pas sans me rappeler « La maison du lac » de Hannah Richell que j’avais beaucoup aimé.

 

 

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4 réflexions sur “Book Haul du mois de juillet – littérature asiatique et récits de voyage

  1. « Ici ça va » est un petit bijou absolument merveilleux que j’ai adoré ❤
    Merci pour la dédicace mais c’est toi qui a fait tout le boulot, je n’ai fait que te montrer le stand ! En tout cas ce sont de belles lectures.

    Aimé par 1 personne

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