[Cinéma] Les Animaux Fantastiques – Un spin-off coup de coeur

Si je me refuse à lire « Harry Potter et l’enfant maudit » pour des raisons qui me sont propres, il était hors de question que je loupe la sortie des Animaux Fantastiques, le nouveau petit bijou cinématographique basé sur l’univers magique de J.K Rowling, écrit par elle-même et réalisé par David Yates, le réalisateur des quatre derniers films de la saga du sorcier à la cicatrice en forme d’éclair.

Si je voulais absolument voir ce film, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, et j’avais même une certaine appréhension. Mon enfance et mon adolescence ont été empreintes de l’univers de Harry Potter. Poudlard, Dumbledore, Pré-au-Lard, Voldemort, Hagrid, la salle commune de Gryffondor, la grande salle, les salles de classe, la forêt interdite… Vous n’imaginez pas la détresse que je ressentais lors que je ressortais d’entre ces pages. La vie de moldu, c’est vraiment fade, non ? Pourquoi je n’ai pas reçu ma lettre ?

Cette saga est donc très chère à mon cœur, comme pour beaucoup d’entre nous. L’appréhension était là, j’avais peur d’un nouveau film qui viendrait détruire mes souvenirs dans le simple but de faire de l’argent. Les licences ne sont pas extensibles à l’infini ! Eh bien non… j’ai passé un merveilleux moment et je suis ressortie de la salle de cinéma avec des paillettes plein les yeux.

Il y a une grosse rupture entre les Animaux Fantastiques et la saga Harry Potter que nous connaissons déjà. Changement de continent, d’époque, mise en scène d’adultes et non plus d’enfants, une histoire qui prend vie dans un monde urbain qui nous est déjà davantage familier que Poudlard, des us et coutumes de la magie complètement différents de ceux des anglais.

Yates et Rowling ont fait un pari. Le pari d’enrichir cet univers, de nous offrir un nouveau support, une nouvelle référence dans notre pop-culture sans faire un lifting raté à la licence. Pari réussi ! Tout a été fait avec équilibre et nuance. Le film n’est certes pas exempt de défauts, mais la réalisation reste tout de même une grande réussite.

Pas de fan service en exagération, simplement la musique de la bande originale qui nous fait un léger clin d’œil, et une ou deux mentions à Poudlard et à Albus Dumbledore. Sinon, Yates et Rowling nous livrent un vrai documentaire sur le monde de la magie dans les années 20 (si je ne me trompe pas, l’histoire se passe à l’aube du crash boursier de 1929).

 

Les personnages

Passons aux personnages, ou du moins ceux qui m’ont vraiment marqué. Et non, je ne parlerai pas de Newton Scamander (pardon, Norbert Dragonneau… yerk) en premier, je garde le meilleur pour la fin. J’ai trouvé qu’il y avait très peu de clichés présents de ce côté là, et j’ai beaucoup apprécié.

Jacob KowalskiCommençons par Jacob Kowalski, interprété par Dan Fogler. Le bon petit gros au grand cœur dont le rêve est d’ouvrir une boulangerie, écrit pour être le sidekick rigolo du film. Nous ne tombons pas dans le cliché du beauf qui ne loupe pas une bêtise ni une gaffe à faire et qui s’attire tous les malheurs durant le film. Il est touchant. Le moldu qui galère un peu dans la vie, qui découvre le monde merveilleux de la magie et qui ne veut le quitter pour rien au monde, je me suis beaucoup identifiée à lui, et j’ai failli lâcher la larmichette. Non non, je ne spoil pas, ceux qui auront vu le film comprendront. Bravo, c’est un premier bon point !

Percival GravesOn passe à Percival Graves, interprété pour le ténébreux et sexy Colin Farell. Certains ont reproché au personnage d’être fade, de ne laisser paraître aucune émotion et d’être aussi intéressant qu’un couvercle de casserole. Je l’ai personnellement adoré. Il a déjà été vu dans beaucoup de films, mais le fait qu’on ne découvre son véritable visage (lol) et ses véritables intentions qu’à la fin du film m’a beaucoup plu, et l’acteur sélectionné était un excellent choix.

 

CredenceCredence (Croyance, en français). Je vais avoir du mal à exprimer l’awesomeness de ce personnage sans spoiler, mais le fait qu’il soit interprété par Ezra Miller, qui avait également joué dans « Le Monde de Charlie », doit beaucoup aider. Lorsqu’il se révèle enfin, il sort de l’écran, on ne voit que lui et j’ai eu pour ma part une vraie affection pour son histoire, son destin.

 

 

Tina and NewtJe finis par les deux personnages phares : Tina Goldstein et Newt Scamander. Et aux responsables du casting je dis : merci ! Non pas pour avoir choisi Eddie Redmayne (slurp), mais pour avoir opté pour Katherine Watherston dans le rôle féminin princpal. Pas de bombe sexuelle fade et surfaite que l’ont voit partout. Une femme normale, comme on en voit tous les jours, mais particulièrement touchante et charmante. Elle s’est parfaitement imprégnée de son rôle.

Le personnage de Newt Scamander n’aurait pu être mieux écrit. Un homme socialement maladroit, amoureux des bêtes qui préfère leur compagnie à celle des humains (les sorciers aussi ont leur SPA visiblement), un tantinet naïf et doté d’un grand cœur, qui de mieux pour interpréter ce rôle qu’un homme au physique poupon, bloqué entre deux âges, à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession mais qui serait également capable de convaincre le public sur sa maturité, son pouvoir, sa conviction ? Et le saviez-vous ? Eddie Redmayne a été le seul et unique choix de Yates et Rowling, depuis le début. Ils n’ont jamais changé d’avis, et le jeune homme n’a même pas eu besoin de passer une audition. Il rentre désormais dans la catégorie de « Ces acteurs qu’on n’aurait jamais imaginés dans ce rôle, où on ne peut plus imaginer quelqu’un d’autre à la place » (quoi, qu’est-ce qu’ils ont mes noms de catégorie ?) aux côté de Robert Downey Jr. dans le rôle d’Iron Man, Keanu Reeves dans celui de Néo, Emma Watson dans celui de Hermione Granger, Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Harrisson Ford en Indiana Jones, etc.

 

J’ai rêvassé pendant deux heures

La direction artistique est superbe, les créatures fantastiques toutes plus fascinantes les unes que les autres (je sais maintenant que je veux un Niffleur pour Noël. Non c’est pas pour être plus riche, c’est parce qu’il est mignon… hahem), la magie telle que nous l’aimons est vraiment présente. Ce film est un énorme coup de cœur. 

J’ai retrouvé, durant mon visionnage, cette sensation de terreur qui glaçait mon cœur quand Harry était en danger, quand il se battait contre Voldemort. Le Mage Noir me terrifiait (plus vraiment maintenant, mais je m’explique dans la zone spoiler, plus bas). Cette angoisse de ne pas savoir comment cela allait se dérouler, de se dire que ces personnages que nous aimons tant sont en danger de mort.

Un film, un seul, et j’étais de nouveau dans l’univers. Mon cœur battait à cent à l’heure, j’avais une boule d’émotion dans la gorge, l’œil humide… On sent l’esprit de toute une génération rien qu’à entendre la fameuse musique du générique. Et dès que je suis sortie de la salle, le dur retour à la réalité, Paris, sa crasse, ses habitants, de pauvres gens dormant dehors… Anecdote « marranteé, j’ai ouvert ma tagline Twitter… et je suis tombée sur un retweet de Trump. « Je l’avais oublié, lui… ». Tout me poussait à retourner chasser de la bestiole avec Newt, Tina, Jacob et Queenie. Moi, vivre dans une valise, ça me dérange pas…

Fantastic Beasts

Je sais, Trumpounet… je sais.

Mais alors, ce film est donc parfait ? N’a-t-il donc aucun défaut ? Si, il a une tendance un peu facile au « Ta gueule, c’est magique », mais pour m’expliquer, il faudrait que je vous en dévoile un peu plus. C’est la minute « Discutons spoilers ». Réservée aux lecteurs avertis ! Si vous n’avez pas vu le film, je vous déconseille de lire ce qui suit. Je concluerai donc ici.

Vous aimez Harry Potter ? Il a bercé votre enfance ? Vous désespériez vous aussi de recevoir votre lettre d’admission à Poudlard ? N’hésitez pas une seconde, et rejoignez Newt Scamander à New-York. Vous ressortirez de la salle avec le même cœur battant que lorsque vous finissiez un tome de Harry Potter. J’ai très hâte de voir les films suivants, la suite de cette nouvelle saga, elle promet, et c’est pour ma part un véritable coup de cœur. J’ai même envie de relire tous les Harry Potter.

 

Discutons spoilers

La scène de résolution de fin est bien trop facile. Deux éléments particulièrement légers, l’oiseau tonnerre (ou thunderbird, ce terme n’est même pas prononcé une seule fois) et la potion extraite du Démonzémerveille, et dont on parle à peine dans le film, réunis pour inventer une solution improbable as fuck et PAF, le monde magique est de nouveau protégé, les moldus de New-York ont tout oublié. J’ai dû demander à ce qu’on m’explique, car je n’avais pas fait le lien entre la potion et Frank (oui, c’est le nom de l’oiseau…). Et sinon, ceux qui n’étaient pas sous la pluie, comment ça marche ? Et les sorciers, ils ont tout oublié aussi ?

Sinon, Voldemort, on en parle ?

Voldie, Voldie, Voldie… Clairement t’as du boulot pour gagner en terreur parce que là, il y a un adolescent de quinze ans qui t’a surpassé. Oui, tu n’as plus de nez, plus de cheveux, t’es aussi bronzé qu’un écossais, t’as une baguette en tête de mort, une robe noire et des méchants serviteurs mais à côté de l’Obscrurus… On dirait un peu un bisounours faisant sa crise d’adolescence.

En parlant de méchant, j’ai hâte d’en apprendre un peu plus sur Grindelwald, de voir ce personnage vraiment révélé. D’ailleurs quand il est apparu à l’écran, j’ai saisi violemment le bras de mon copain en chuchotant sur un ton surexcité : « C’est Johnny Depp ! Punaise mais je savais pas ! T’as vu ? C’est Johnny Depp ! » – « Oui… J’ai vu. ».

Sinon, un petit mot pour la fin : merci, MERCI J.K Rowling et David Yates de nous avoir épargné la scène du baiser tellement cliché entre Tina et Newt. Merci d’être passé à travers cette mièvrerie inutile et ridicule. L’alchimie existe entre eux, et elle suffit. Elle est légère, mais s’impose d’elle même. Ces personnages sont déjà tellement riches, il n’y aucun besoin d’ajouter une romance pour les mettre en avant. L’amour entre Jacob et Queenie était déjà tellement charmant, il a apporté juste ce qu’il fallait comme romance à ce film. Punaise, il a fallu qu’il aille sous la pluie… « Jacob, prends un pébroc… ».

Sinon, quelle créature souhaiteriez-vous avoir ? Un Botruc ? Un singe Demiguise? Un Eruptif ? Un Occamy ? Un Niffleur ? Retrouvez toute la liste des animaux présents dans le film ici.

 

Publicités

3 réflexions sur “[Cinéma] Les Animaux Fantastiques – Un spin-off coup de coeur

  1. J’ai adoré aussi ! Bien que comme toi, je trouve la fin un peu facile (et y’a d’autres moments aussi que me paraissent un peu trop rapides, mais bref) une vrai réussite ! Je suis fanne de Franck ♥ Mais tous les animaux sont troooop bien fait ! Le niffleur est trop chou ^.^

    J'aime

  2. Avis très intéressant !
    Moi cependant je n’ai pas accroché, malheureusement… J’ai adoré les effets spéciaux et les créatures mais je n’ai pas du tout le jeu des acteur hormis celui de Jacob lol ils m’ont tous agacé à un moment ou à un autre ! Dommage également qu’il n’y ai pas eu davantage de scènes un peu sombres, c’était un peu trop gentillet je trouve ! 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s